Première rencontre de l’association des entrepreneurs de la consommation collaborative

 Le vendredi 22 novembre dernier se tenait dans les locaux de Sejourning la première rencontre de l’Association des Entrepreneurs de la Consommation Collaborative (AECC). Autour de François et Julien, co-fondateurs de sejourning.com se sont retrouvés de nombreux acteurs de cette nouvelles économie. Parmi eux Isabelle Milgrom dont la récente étude sur l’économie collaborative était le support des discussions de cette assemblée générale mais également les représentants de startups telles que BnBSitterYooneed, Jelouemoncampingcar.com, Le chèque solidaire ou encore la société Valeureux.

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Les discussions se sont orientées autour de la question des attentes des consommateurs face à cette économie collaborative et de la réaction que les grandes marques plus institutionnelles doivent adopter face à ces nouveaux modes de consommation. Plusieurs éléments de réponse sont apparus : manifestement aujourd’hui, on consomme « moins bête ». L’ère du « consommer plus » est révolue et semble faire place à une ère du « consommer mieux ». Le désir de consommation simple s’estompe et la volonté est de plus en plus affirmée d’enrichir les moments de consommations et de ne plus être passifs face à cette consommation.

Pourquoi cet essor de la consommation collaborative aujourd’hui ?

Quatre dimensions principales semblent être prédominantes dans ce nouveau mode de consommation. Le premier est évidemment l’aspect économique et financier : louer son appartement le temps d’un week-end, faire du covoiturage, proposer ses services à un particuliers sont autant de moyens de gagner de l’argent simplement, rapidement et de réduire ses dépenses. Le côté pratique est également évoqué : les sites les plus simples, proposant un service répondant à une vraie demande sont ceux qui ont le plus le vent en poupe en ce moment. L’aspect humain est également central dans ces nouvelles pratiques. Louer sa voiture ou son camping-car sont des occasions de faire de nouvelles rencontres et de ré-humaniser les moments de consommation. Enfin, l’aspect entrepreneurial n’est pas à négliger : chaque personne ayant recours à une solution d’économie collaborative étant soumise à la notation et à l’appréciation des utilisateurs, il devient « micro-entrepreneur », se soucie naturellement de la satisfaction de ses « clients » et cherche souvent à améliorer le service qu’il propose.

Le challenge auquel doit maintenant réussir à faire face l’économie collaborative, c’est de faire mieux avec autant qu’avant mais surtout de se diffuser suffisamment pour toucher le gros de la population et ne plus rester circonscrit aux jeunes actifs voyant dans ces nouvelles pratiques une façon « branchée » de consommer différemment.

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